20.04.2008
Là où Gérard de Nerval passe son dimanche, le 20 avril 2008

"Un jour, arriva dans la ville une femme d’une grande renommée qui me prit en amitié, et qui, habituée à plaire et à éblouir, m’entraîna sans peine dans le cercle de ses admirateurs. Après une soirée où elle avait été à la fois naturelle et pleine d’un charme dont tous éprouvaient l’atteinte, je me sentis épris d’elle à ce point que je ne voulus pas tarder un l’instant à lui écrire. J’étais si heureux de sentir mon cœur capable d’un amour nouveau !...J’empruntais, dans cet enthousiasme factice, les formules mêmes qui, si peu de temps auparavant, m’avaient servi pour peindre un amour véritable et longtemps éprouvé. La lettre partie, j’aurais voulu la retenir, et j’allai rêver dans la solitude à ce qui me semblait une profanation de mes souvenirs."
Gérard de Nerval, in Aurélia
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07.04.2008
Là où Gérard de Nerval se protège de la neige, le 07 avril 2008

20:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.04.2008
Là où rêve Gérard de Nerval le 03 avril 2008

EL DESDICHADO
Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,
Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.
19:13 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



